Informations générales sur l´Espagne

I.- La Couronne

Désigné par l´Assemblée Nationale le 22 juillet 1969 comme Successeur de Francisco FRANCO, avec le titre de Roi, Juan Carlos I de BOURBON, assumera l´intérim du pouvoir après la mort du Général et sera investi Roi d´ Espagne le 22 novembre 1975. Il règnera jusqu´au 1er juin 2014, date à laquelle il abdique au profit de son fils Felipe de BOURBON, désormais Roi Felipe VI.

 Il confie aussitôt après la démission de ARIAS NAVARRO, dernier Chef du Gouvernement de FRANCO, la direction de l´Etat à une équipe dirigée par Adolfo SUAREZ, qui lui, est désigné Président du Gouvernement le 3 juillet 1976. Comme nous le disions tantôt, c´est à SUAREZ qu´il revient de conduire la transition espagnole sous le regard attentif du jeune monarque.

Le 15 juin 1977, ont lieu les premières élections générales démocratiques remportées par l´UCD (Union du Centre Droit), le parti de Adolfo SUAREZ, avec 165 sièges suivi du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), 118 sièges. Tous les partis politiques  espagnols y compris basques et catalans participent à ce scrutin dont les résultats sont acceptés par tous.

Le 6 décembre 1978, est adopté avec une participation de 87,87%, le texte de la nouvelle Constitution Espagnole, qui définit le régime politique espagnol comme étant une Monarchie Parlementaire, dans laquelle le Roi, Chef de l´Etat, mais apolitique, symbolise l´unité du peuple. Il exerce la fonction d´arbitre et veille au bon fonctionnement des Institutions et représente l´Etat espagnol dans les relations internationales.

Notons au passage que l´Espagne avait adopté par le passé d´autres textes constitutionnels: Le premier texte date de 1808. Mais c´était véritablement pour la première fois qu´un texte faisait l´unanimité. La Constitution de 1978, fruit d´un large consensus, prévoit entre autres, la mise en place, de 1978 à 1979, des statuts des Autonomies sur la base de critères bien  définis.

 II.- Le Gouvernement central

La Constitution espagnole ne diffère pas de la version contemporaine en vigueur dans la plupart des pays européens. Le Gouvernement exerce le pouvoir exécutif, initie l´action législative et élabore le Budget Général de l´Etat. Il dirige la politique extérieure, l´administration civile et assure la défense de l´Etat.

La formation du Gouvernement s´appuie sur deux étapes bien différenciées :

La première est celle au cours de laquelle le candidat à la présidence soumet à l´attention du Parlement, son programme de Gouvernement.

La deuxième est celle au cours de laquelle, après avoir été investi de la confiance du Parlement et nommé par le Roi, il propose à ce dernier, la liste des membres du Gouvernement.

L´organe collégial de l´Exécutif est le Conseil des Ministres, formé par le/les Président ou  Vice – Président et les Ministres. Le Gouvernement se réunit une fois par semaine.

A la suite des élections générales du 28 octobre 1982, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) obtient la majorité absolue. Ce résultat sera réédité  jusqu´en 1989. M. Felipe GONZÁLEZ, premier Président du Gouvernement de  l´Espagne de l´après Constitution, présidera aux destinées du Royaume d´Espagne jusqu´en 1996.

Les élections de 1996 donnent vainqueur le Parti Populaire (PP), présidé par M. José María AZNAR, avec une majorité simple, ce qui l´obligera à recourir aux partis nationalistes de Convergence & Union (CIU- Catalogne) et au Parti Nationaliste  Basque (PNV) pour gouverner. En 2000, le PP obtient une majorité écrasante et peut ainsi réaliser  son programme qui visait  à assainir l´économie.

Le 14 mars 2004 marque le retour des socialistes au pouvoir avec José Luis RODRÍGUEZ ZAPATERO. Notons  que ces élections se tiennent dans des conditions tragiques.

En effet, des attentats sont perpétrés en pleine campagne électorale causant la mort à près de 192 personnes et de nombreux blessés.

Selon le verdict rendu par la justice espagnole au mois de novembre 2007,  après six mois de procès, ces attentats sont imputables à des islamistes fanatiques, contrairement à la version de conspiration soutenue par le PP au pouvoir, et  selon laquelle l´ETA était le principal acteur desdits attentats. Les socialistes rééditeront leur victoire avec une majorité simple aux dernières élections générales du 9 mai 2008.

Ce deuxième mandat des socialistes sera marqué par la crise financière internationale qui va frapper sérieusement l´Espagne, dont l´économie est basée sur l´immobilier. C´est le début de l´adoption des premières mesures d´austérité qui vont susciter la grogne des syndicats et de nombreuses manifestations,  la plus importante dénommée «  la marche des indignés », se transformera en une vaste plateforme politique baptisée PODEMOS, une formation d´extrême gauche, anti-austérité. Une autre formation, CIUDADANOS de centre droit  fait également son entrée au Parlement espagnol, toutes choses qui modifient la configuration d´un Parlement jusque-là dominé par  les deux grands partis : Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et le Parti Populaire (PP).

Aux élections générales du 20 novembre 2011, les socialistes perdent le pouvoir   au profit des conservateurs qui reviennent aux affaires avec une large majorité absolue de 186 sièges  sur 350 que compte le Parlement.

Ce mandat sera celui des mesures drastiques d´austérité imposées très impopulaires par la Commission Européenne et qui vont miner l´électorat du PP. Les résultats des élections générales du 20 décembre 2015 qui  en sont la preuve, montrent pour la première fois de l´histoire récente de l´Espagne, un Parlement très fragmenté (voir tableau du Parlement).

En effet, pour la première fois, la formation du Gouvernement ne sera plus l´affaire d´un parti mais de deux, voire de plusieurs, à travers le dialogue et le consensus.

C´est dans cette nouvelle conjoncture  que le Roi Felipe VI, suivant les dispositions de la Constitution Espagnole, a proposé en janvier 2016, au candidat du parti ayant remporté ces élections, c´est-à-dire, Mariano RAJOY, de tenter de former le Gouvernement. Ce dernier déclina l´offre du  monarque, faute  d´appuis nécessaires.  C´est finalement à Pedro SANCHEZ, alors Secrétaire Général du PSOE d´entamer le dialogue pour doter l´Espagne d´un Gouvernement. Il parvient à un accord en 150 points avec le parti centriste CIUDADANOS, ce qui lui octroie 133 sièges, très insuffisants pour être élu.

Cette investiture manquée ouvre la voie à de nouvelles élections (les deuxièmes), qui seront tenues le 26 juin 2016 et, dont les résultats  améliorent  nettement  le score du PP. Cette fois le candidat, président sortant,  Mariano RAJOY accède à l´offre du Roi Felipe VI pour former un Gouvernement de coalition avec le PSOE, mais il échoue. C´est finalement avec le parti centriste CIUDADANOS qu´il parvient à un autre accord d´investiture.

Entre temps, au Parti Socialiste  s´ouvre un débat virulent entre ceux qui pensent que le parti doit revoir sa position négative à l´investiture de RAJOY adoptée le 19 décembre 2015 et ceux  qui maintiennent le « non »  de  leur chef de file, Pedro SÁNCHEZ, à faciliter l´investiture de ce dernier. Cette situation provoque une grave crise au Parti Socialiste qui débouche sur la démission de certains membres du Comité Fédéral du Parti Socialiste et la mise en place d´un Comité intérimaire après que SÁNCHEZ ait démissionné le 3 octobre 2016. C´est ce Comité intérimaire qui sera chargé de conduire le parti jusqu´au prochain congrès dont la date n´est pas encore connue.

Ce départ du leader socialiste permet  au comité Fédéral  d´adopter une importante décision lors de sa réunion du 24 octobre 2016, l´abstention des Députés socialistes, afin de permettre à Mariano RAJOY d´être investi. Le 27 octobre 2016,  l´Espagne sort de l´impasse après 10 mois de blocage, grâce aux voix des Députés du PP (137), celles du parti de centre droit CIUDADANOS (32) et celle de l´unique Député de la Coalition des Iles Canaries (1), au total  170 sièges sur 350, mais aussi et surtout, grâce  à l´abstention de la majorité des Députés du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol.

Le nouveau Gouvernement espagnol  formé le 3 novembre 2016 est  composé de 13 membres, (05) dames et neuf (8) hommes.

* PRESIDENT DU GOUVERNEMENT/ PREMIER MINISTRE (IL EST ELU POUR 4 ANS) :

M. MARIANO RAJOY BREY

 VICE – PRESIDENTE, MINISTRE  DE  LA PRESIDENCE CHARGEE DES RELATIONS AVEC LES ADMINISTRATIONS TERRITORIALES :

 MME Soraya SAÉNZ DE SANTAMARÍA

MINISTRE DE L´INERIEUR :

M. IGNACIO ZOIDO

MINISTRE  DE L´ECONOMIE, INDUSTRIE ET COMPETITIVITE :

M. LUIS DE GUINDOS

 MINISTRE DE LA DEFENSE :

 MME MARIA DOLORES DE COSPEDAL

MINISTRE DES AFFAIRES EXTERIEURES ET DE LA COOPERATION :

M. ALFONSO DASTIS

MINISTRE DE LA JUSTICE:

M. RAFAEL CATALA POLO

MINISTRE DE L´EMPLOI ET DE LA SECURITE SOCIALE :

MME Fátima BÁÑEZ

MINISTRE DE L´EDUCATION, CULTURE ET SPORTS :

M. IÑIGO MENDEZ DE VIGO

 MINISTRE DU BUDGET ET DE LA FONCTION PUBLIQUE :

M. CRISTOBAL MONTORO

 MINISTRE DE L´AGRICULTURE,  PECHE, ALIMENTATION ET ENVIRONNEMENT :

 MME ISABEL GARCIA TEJERINA

MINISTRE DES INFRASTRUCTURES :

M. IÑIGO DE LA SERNA

MINISTRE DE L´ENERGIE, TOURISME ET AGENDA DIGITAL :

M. ALVARO NADAL

MINISTRE DE LA SANTE, SERVICES SOCIAUX ET EGALITÉ :

MME DOLORS MONTSERRAT

Deux Institutions dépendant  directement de l´Assemblée Nationale, contrôlent l´action gouvernementale :

Le Tribunal Des Comptes : Sa fonction est d´assurer le contrôle de la gestion économique de l´Etat ainsi que de l´ensemble du secteur public.

Le Défenseur du Peuple : Son rôle est d´assurer la protection et la défense des droits fondamentaux.

Le Conseil d´Etat et le Conseil Economique  et Social : Ce sont deux organes de consultation à disposition du Gouvernement.

 III.- L´ASSEMBLEE NATIONALE :

 Elle représente le peuple espagnol et assure le contrôle de l´action gouvernementale. Il est composé de 350 sièges repartis comme suit, après  les élections de 26 Juin 2016 (voir tableau ci-dessous) :

PARTIS

NOMBRE DE SIEGES

POURCENTAGE

Parti Populaire (PP)

  137

  33,03%

Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)

  85

  22,66%

Coalition Unidos Podemos (Unis nous pouvons)

  71

  21,10%

Ciudadanos

  32

  13,05%

ERC, Gauche Républicaine (c´est un partie régional de la Catalogne)

  9

  2,63%

Parti Démoctique Catalan (PDC)

  8

  2,01%

Parti Nationaliste  Basque

  5

  1,2%

EH-BILDU (parti nationaliste basque)

  2

  0,77%

Coalition des Iles Canaries

  1

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 l´Assemblée  Nationale espagnole est présidée  depuis le 19 juillet 2016 par Mme Ana PASTOR, elle est la deuxième femme qui accède à ce poste après  Mme Luisa Fernanda  Rudi (2000-2004), également issue du Parti  Populaire.

IV.- Le Sénat 

 Il est inscrit dans la Constitution comme Chambre de la représentation territoriale. Il comprend 256 sénateurs, dont 208 choisis par suffrage universel direct, en raison de 4 par province et 48 désignés par les Assemblées Législatives des Communautés Autonomes

Le Sénat espagnol en tant que chambre de représentation territoriale supervise les Conventions signées par les Communautés Autonomes entre elles.

Il effectue le contrôle parlementaire des projets d´investissement financés par le Fonds de Compensation Interterritorial ; Autorise le Gouvernement à prendre une  mesure à l´encontre d´une Autonomie qui ne respecte pas ses obligations constitutionnelles  ou légales ou qui porte atteinte à l´intérêt de l ´Espagne.

 L´accord du Sénat est par ailleurs requis pour la  dissolution par le Gouvernement, des organes des Corporations Locales au cas où leur gestion met gravement en péril les intérêts généraux.

  1. M. Pío GARCIA ESCUDERO (conservateur) est le Président du Sénat espagnol depuis 2011.

V.-  LE POUVOIR JUDICIAIRE

Il se compose comme suit :

VI.- Le Tribunal Suprême 

La plus haute instance de l´Etat. Son Président est nommé  par le Roi sur proposition de cet organisme. L´actuel Président du Tribunal Suprême s´appelle M. Carlos Lesmes Serrano.

VII.- Le Conseil Général du Pouvoir Judiciaire 

 C´est l´organe qui gouverne les juges et magistrats. Il est présidé par le Président du Tribunal Suprême et 20 membres désignés par le Roi sur proposition de l´Assemblée Nationale pour un mandat de cinq (05) ans.

VIII.- Le Procureur de l´Etat

Il est nommé par le Roi sur proposition de l´Exécutif. Il a pour mission la promotion des actions judiciaires pour la défense des droits des citoyens et des intérêts publics protégés  par la loi.

IX.- Intitutions locales : Les Communautés Autonomes

La Constitution espagnole de 1978 reconnaît et garantit le droit à l´autonomie des nationalités et régions qui intègrent la Nation espagnole et la solidarité entre elles.

Le développement des prévisions constitutionnelles a conduit à une profonde modification de l´organisation territoriale de l´Etat, à travers la création  de dix sept (17) Communautés Autonomes (voir en annexe) ainsi que de deux Ville Autonomes (Ceuta et Melilla) et partant, la redistribution  du pouvoir politique et administratif entre les Instances Centrales et les  Autonomies.

Le résultat de ce processus fait de l´Espagne l´un des  pays les plus décentralisés d´Europe. Cette décentralisation avancée a renforcé  la cohésion et la solidarité et, favorisé le développement harmonieux des diversités politiques, sociales et culturelles qui constituent la réalité historique de l´Espagne.

 Elle a en outre, rapproché les institutions locales des citoyens, amélioré la vie  démocratique et contribué de façon significative au progrès économique, social et culturel de l´Espagne. Chaque Communauté Autonome dispose de son Statut d´Autonomie, adopté par la Loi Organique, qui en est la norme institutionnelle de base et de régulation, du fonctionnement des principaux organes qui sont le Parlement et le Gouvernement.

Les compétences qui leur sont reconnues sont définies  sur la  base de critères tenant compte de spécificités des régions à savoir ; la langue, le droit civil, les relations avec l´Etat ou avec les autres Communautés Autonomes. Le partage des compétences entre l´Etat et les Communautés se fait en fonction de celles relevant de l´Etat et celles qui sont propres aux Communautés Autonomes, puis, celles  communes aux deux instances.

Ainsi, tandis que les lois adoptées par le Gouvernement Central sont d´application nationale, celles mises en place par les Communautés Autonomes ne seront appliquées que dans leur circonscription territoriale de compétence.

Notons qu´en cas de conflit de compétence entre le Gouvernement Central et les Autonomies, c´est au Tribunal Constitutionnel qu´il revient de trancher. Le système de gouvernement des Autonomies est de nature parlementaire. Leurs  institutions de base sont de ce fait, le Gouvernement et le Parlement autonomiste.

La structure institutionnelle des Communautés Autonomes prévoit 17 gouvernements locaux et 17 parlements locaux. Le gouvernement Autonome est dirigé par un Président élu pour un  mandat de 4 ans par les populations de la région, lequel sera assisté de Conseillers (Ministres). Le Parlement local aura à sa tête un Président issu  du parti majoritaire.

Il faut noter que parmi les Communautés, quatre sont dites historiques. Il s´agit des Communautés Autonomes de la Catalogne, du Pays Basque, de la Galice et de l´Andalousie. Ce sont des Communautés qui ont présenté des projets d´autonomie par le passé (1931). Elles ont de ce fait, le pouvoir d´organiser à leur convenance, des élections autonomistes.

Du point de vue économique et financier, les Autonomies disposent d´une grande liberté dans la gestion de leurs ressources ainsi qu´une capacité à adopter leurs propres budgets annuels. Elles ont par ailleurs, la latitude de déterminer leurs propres ressources au moyen des impôts, taxes, etc…

Le système général de financement des Communautés  des Autonomes se fait d´une part, par les investissements et d´autre part, par le prélèvement des impôts qui leur sont cédés. L´expérience du développement de l´Etat des Autonomies au cours de ces 30 dernières années, dont  le bilan est globalement positif, a permis cependant d´identifier des aspects à réviser dans leur fonctionnement.

Aussi, note-t-on une nécessité de réformer le système de financement, pour améliorer l´autonomie et l´autosuffisance financière, tout comme la coresponsabilité fiscale des  Communautés Autonomes aux fins d´assurer la solidarité et la cohésion sociale.

En vue de palier l´insuffisance dans le fonctionnement des Autonomies, elles ont entamé des processus de réforme de leurs Statuts d´Autonomie. C´est  le cas de la Catalogne, de Valence et de l´Andalousie, dont les Statuts ont été révisés en 2005. D´autres Communautés, ont  suivi leur exemple et ont déposé des projets similaires devant l´Assemblée Nationale.

En outre, le Gouvernement et les Communautés Autonomes ont entrepris la réforme du système général de financement. Dans ce sens, un projet a été présenté le 22 juillet 2008 par le Ministre de l´Economie et des Finances, lequel n´a pour l´instant pas été approuvé par les Communautés du fait des divergences de vue quant aux critères sur lesquels doit se  fonder l´Etat pour financer les Autonomies. Ces critères avaient jusque-là comme référence, la population, la superficie et les richesses des Autonomies.

Les entités locales évoquent d´autres aspects, tels que l´impact de l´immigration, le vieillissement de la population, l´insularité,  l´effet de la crise du secteur de la construction  qui n´affecte pas de la même manière toutes les Communautés.

Par ailleurs, le Gouvernement espagnol prévoit la réforme constitutionnelle du Sénat, en vue d´en faire une Chambre de représentation territoriale. L´on peut donc affirmer sans risque de se tromper, que l´Etat Autonomiste Espagnol se trouve actuellement dans  sa phase de mutation et de perfectionnement, qui nécessitera encore plusieurs années pour se parfaire.

X.- Les Provinces

L´Espagne est divisée en 50 provinces et 8.111 communes, dont 132 ont une population supérieure à 50.000 habitants. Les élections municipales sont convoquées par décret  présidentiel tous  les quatre ans sur l´ensemble du territoire espagnol.

COMMUNAUTES AUTONOMES/SUPERFICIE

 

 RANG

 DENOMINATION

 SUPERFICIE

 POURCENTAGE

1

  Castille Léon

 94.223 km2

 18,6%

2

  Andalousie

 87.268 km2

 17,2%

3

  Castille la Manche

 47.719 km2

 15,7%

4

  L´Aragon

 79.463 km2

 9,4%

5

  Extrémadure

 47.719 km2

 8,2%

6

  Catalogne

41.634 km2

 6,3%

7

  Galice

 32.114 km2

 5,8%

8

  Valence

 29.574 km2

 4,6%

9

  Murcie

 23.255 km2

 2,2%

10

  Principauté des Asturies

 11.313 km2

 2,2%

11

  Navarre

 10.604 km2

 2,1%

12

  Communauté de Madrid

 8.028 km2

 2,1%

13

  Iles Canaries

 7.447 km2

 1,6%

14

  Pays Basque

 7.234 km2

 1,4%

15

  Cantabria

 5.321 km2

 1,%

16

  La Rioja

 5.045 km2

 1%

17

  Iles Baléares

 4.992 km2

 1%

Villes Autonomes

  Ceuta & Melilla

 33 km2

 0,1%

POPULATION TOTALE ESPAGNOLE : 46.524.943 D´HABITANS, 91 HAB/KM2

SUPERFICIE TOTALE DE L´Espagne : 505.988 KM2

 

 XI.- Résumé de l´actualité politique espagnole/ la problématique Catalane

Le Gouvernement espagnol est confronté depuis 2013 à une poussée sécessionniste de la part des autorités de la région de la Catalogne. Les nationalistes catalans, considérés comme modérés et qui par le passé  ont contribué à la stabilité politique du pays, se sont  du coup, radicalisés et ont entamé depuis novembre 2013, une procédure de séparation de l´Etat espagnol. Ils estiment que la région apporte beaucoup plus aux caisses de l´Etat qu´elle n´en reçoit.

Les nationalistes catalans ont dans ce sens posé divers actes, notamment l´organisation le 9 novembre 2014 d´un référendum jugé illégal par le Gouvernement espagnol  et ont adopté en janvier 2014, au Parlement régional où ils ont la majorité, une feuille de route devant conduire la région à sa séparation du reste de l´Espagne d´ici à la fin de l´année 2017

Quelques données sur la Catalogne

La Catalogne est située au Nord Est de la Péninsule Ibérique et fait frontière avec la France.

Superficie : superficie de 31 950 km².  La population de la Catalogne est estimée à 7 354 441 habitants, 15% de la population espagnole.  La Communauté Autonome de la Catalogne est composée de quatre provinces : Barcelone, Gérone, Lérida et Tarragone. Deux langues sont  parlées dans la région, le Catalan et   le Castellan. Barcelone a organisé en 1992 les Jeux Olympiques. Du point de vue économique,  la région apporte 20% au PIB national et ses entrepreneurs sont reconnus dans le monde entier pour leur dynamisme et leur savoir faire.

 

XII.- L´Espagne  Economique : Les secteurs d´activité

Le secteur agricole : En effet, le poids de l´agriculture, l´élevage et la pêche s´est considérablement réduit et représente aujourd´hui à peine 2,3% du PIB. Ce secteur emploie 4,5% de la population active.

Cependant, l´Espagne est, selon les données publiées par l´Institut de la Statistique, le deuxième pays européen en extension agricole avec 25 millions d´hectares consacrés à l´agriculture.

Le secteur industriel : Le chiffre  d´affaires des industries espagnoles se situe depuis 2004, largement au dessus des 495.000 millions d´euros avec   une main- d´œuvre de 2.620.000 personnes et un investissement direct de 23.634 millions d´euros. Le volume d´affaires se concentre particulièrement dans les Communautés Autonomes de la Catalogne (25% du total), de Madrid (11,4%),  de Valence (10,80),  du Pays Basque et de l´Andalousie (9,4%).

Le secteur énergétique : La grande partie de la production énergétique provient de l´énergie nucléaire (50,2%) suivie de celle générée par le charbon (20,90%), des énergies renouvelables (8,2%). La production du pétrole et du gaz naturel ne représente que 2%.

Le secteur des  services : Avec un apport de 60% au PIB, une absorption de 8,2 millions de la population active et un chiffre d´affaires de 1.030.272 millions d´euros, le secteur des services constitue le moteur de l´économie espagnole. Les principales activités de ce  secteur sont le tourisme ( il apporte autour de 11% au PIB espagnol), le commerce, les services aux entreprises et les transports.

Le secteur de la construction : Il a été le moteur et le secteur le plus dynamique de l´économie espagnole de ces dernières années et a eu  un impact positif sur  les autres  secteurs d´activité.

Grâce à ce dynamisme, la construction a atteint en 2005, 10,4% du PIB tandis que les investissements se sont situés au dessus de 17% du PIB.

Cette croissance a eu une répercussion sur les secteurs de l´emploi, dont il a absorbé 14% du total des travailleurs.

XIII.- Actualité économique

La crise financière et immobilière partie des Etats – Unis et l´envolée des cours du pétrole ont  eu un impact  négatif sur les économies internationales.

L´économie espagnole dont le principal fondement est le secteur de la construction  a pris un  grand coup et, partant, un impact négatif sur la croissance qui a précipité sa chute depuis 2008 (2,8%) contre 3,7% qu´elle enregistrait depuis 2000. Au dernier trimestre de l´année 2011, le PIB espagnol était de 0,8%.

Pour inverser cette tendance, le Gouvernement a adopté des mesures de stabilisation et de relance de l´économie qui augurent de bonnes perspectives  avec une croissance soutenue de l´économie  de 2,3% en 2015 et autour de  3,2% en  2016.

Le chômage  qui avait atteint son niveau le plus élevé au plus fort de la crise avec une destruction massive des emplois, se situe aujourd´hui sous la barre de taux fatidique de 20% (18,91%) soit 4.320.800 personnes mais, demeure toujours la préoccupation majeure des Espagnols et une priorité aussi bien pour le Gouvernement central que les Gouvernements Autonomes.

Comme vous pouvez constater, c´est  une Espagne en pleine relance de son économie qui vise à renforcer son rang de quatrième puissance économique dans l´Union Européenne.

Conclusion

Le Royaume d´Espagne est un pays riche de son passé, auquel il reste attaché dans sa définition et l´orientation qu´il se donne dans la Constitution de sa vie de Nation.

Pays développé avec des atouts considérables en matière économique et de décentralisation, il offre une panoplie de domaines de Coopération aussi bien avec l´Etat qu´avec chacune de ses Communautés Autonomes.

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